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Dixièmes journées des utilisateurs de Méso-NH

11/10/2019

Méso-NH est le modèle de recherche météorologique méso-échelle communautaire français, développé initialement par le CNRM et le Laboratoire d'Aérologie. La dixième réunion de ses utilisateurs a rassemblé quatre-vingts chercheurs à l'Observatoire Midi-Pyrénées les 7 et 8 octobre 2019. Les exposés ont illustré une grande diversité de développements et d'utilisations sur les processus physico-chimiques et électriques dans les nuages, les simulations LES des nuages convectifs profonds à la couche limite, avec des techniques numériques nouvelles comme la méthode des frontières immergées, et des applications innovantes comme la paramétrisation des éoliennes ou la production photovoltaïque. L’adaptation de Méso-NH à la nouvelle génération des calculateurs hybrides GPU est la voie suivie pour atteindre l’exaflops.

Le but de la réunion biannuelle des utilisateurs est de faire connaître les travaux en cours ou achevés au sein de la communauté de modélisation atmosphérique à méso-échelle, de faire un point sur les avancées du modèle depuis les deux dernières années et de recueillir les avis des utilisateurs sur les points forts et faibles du modèle, les développements souhaités ainsi que sur l'organisation de l'assistance. La communauté Méso-NH, dont le code est librement distribué sous licence CeCILL-C, regroupe des développeurs et utilisateurs des laboratoires de recherche de Toulouse, Brest, Corte, Dijon, La Réunion, Marseille, Paris, Evora (Portugal), les Baléares (Espagne) et Florence (Italie).

Depuis ces dernières années, l'utilisation du modèle en version LES (simulation des grands tourbillons) avec des mailles variant du centimètre (pour les couches limites très stables) au mètre (pour le bord des nuages convectifs ou le brouillard) ou à la centaine de mètres (pour le cœur des nuages convectifs) est avérée. Le développement d'une méthode des frontières immergées dans Méso-NH ouvre la perspective de nombreuses études en climat urbain notamment, avec les problématiques de qualité de l’air associées. L’implantation d’une paramétrisation des éoliennes dans le modèle offre la possibilité d’étudier leur impact environnemental sur la couche limite atmosphérique. Une première LES de l’océan couplée à une LES atmosphérique est apparue, qui permet d’envisager une ouverture vers la communauté des océanographes. Un accent fort a également été affiché sur les processus radiatifs et les applications à l’énergie solaire, ou encore l’utilisation d’images photoréalistes pour la visualisation des simulations LES.

Cela a été permis par l’adaptation du modèle aux machines massivement parallèles permettant de lancer le modèle sur des grandes grilles constituées de plusieurs milliards de points et mobilisant des milliers de processeurs. Les derniers tests technologiques à 60 TeraFlops montrent que le modèle est toujours bien adapté à ces supercalculateurs. L’avenir du modèle est associé à son adaptation à la nouvelle génération des calculateurs hybrides GPU, depuis la machine locale jusqu’au supercalculateur exaflopique, avec l’évolution du solveur de pression vers une approche multigrille géométrique.

Pour en savoir plus, les présentations sont disponibles sur http://mesonh.aero.obs-mip.fr/mesonh54/TenthUsersMeeting

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