INDAAF

Le Service National d’Observation International Network to study Deposition and Atmospheric composition in AFrica (SNO INDAAF) est

  • coordonnĂ© par le LAERO (Laboratoire d’AĂ©rologie) et le LISA (Laboratoire Interuniversitaires des Sciences AtmosphĂ©riques)
  • une composante de l’Infrastructure de Recherche Aerosol Cloud and Trace gases Research Infrastructure (ACTRIS-FR), un rĂ©seau contributeur officiel du programme Global Atmospheric Watch de l’Organisation MĂ©tĂ©orologique Mondiale (GAW/OMM)
  • labellisĂ© depuis 2015 et jusqu’en 2029 par l’INSU-CNRS et l’IRD, avec le soutien des OSUs OMP (Observatoire Midi-PyrĂ©nĂ©es) et EFLUVE (Enveloppe Fluide de la Ville Ă  l’Exobiologie).
Vidéo par C. Galy-Lacaux

INDAAF est un rĂ©seau de mesure unique dĂ©diĂ© au suivi Ă  long terme de la composition chimique de l’atmosphère et des flux de dĂ©pĂ´ts atmosphĂ©riques en Afrique. L’évolution de la composition chimique de l’atmosphère et l’impact de ces changements sur l’environnement posent question, particulièrement en rĂ©gions tropicales reconnues comme très actives en chimie atmosphĂ©rique Ă  l’échelle rĂ©gionale et globale.

Le rĂ©seau INDAAF est composĂ© de 8 stations de mesure labellisĂ©es reprĂ©sentatives des grands Ă©cosystèmes africains en Afrique de l’Ouest et Centrale. Elles sont localisĂ©es selon un gradient nord-sud d’écosystèmes allant de la savane sèche Ă  la forĂŞt tropicale et un gradient sahĂ©lien est-ouest du Niger Ă  la cĂ´te Atlantique (Niger, Mali, SĂ©nĂ©gal, BĂ©nin, CĂ´te d’Ivoire, Cameroun, Congo). 

Les observations du SNO permettent de documenter et de comprendre les relations entre les Ă©missions des diffĂ©rents composĂ©s, leur transport, leurs transformations physico-chimiques jusqu’à leur dĂ©pĂ´t. Ces dĂ©pĂ´ts, secs et humides, constituent la dernière Ă©tape du cycle biogĂ©ochimique de tout composĂ© ayant un impact important sur les diffĂ©rents Ă©cosystèmes aquatiques ou terrestres. L’observation Ă  long-terme est rendue indispensable par l’évolution des conditions climatiques et les fortes incertitudes qui pèsent sur le sens de cette Ă©volution dans cette rĂ©gion. Elle est Ă©galement nĂ©cessaire en raison de l’accroissement de la pression anthropique et des modifications qu’elle induit en zones rurales (culture / pâture / feux de biomasse / transport des polluants des mĂ©gacitĂ©s africaines). 

Les mesures réalisées permettent de quantifier (1) les concentrations mensuelles de gaz d’intérêt atmosphérique, (2) la composition chimique (minérale et organique) des aérosols, (3) la composition chimique des précipitations, (4) les flux de dépôts massiques insolubles pour le dépôt total (sec + humide), (5) la concentration massique en PM10 distribuée au pas horaire.

INDAAF repose sur des collaborations très fortes, matures et pĂ©rennes (30 ans) avec les partenaires du Sud, leurs organismes de recherche et l’IRD. Le SNO INDAAF contribue ainsi au transfert de compĂ©tences nord-sud et collabore Ă©troitement avec d’autres SNOs (AERONET, AMMA-CATCH, M-TROPICS). La production scientifique du rĂ©seau INDAAF est fortement liĂ©e Ă  l’animation scientifique et technique conduite au sein du projet et du rĂ©seau. Cette animation est la colonne vertĂ©brale du SNO et la raison du succès et de la longĂ©vitĂ© des mesures INDAAF sur le continent africain. Les donnĂ©es du SNO INDAAF contribuent aussi Ă  la rĂ©alisation de projets nationaux (ANR, LEFE EC2CO..), europĂ©ens (RISE MSCA INSA) et internationaux (MMF GTAD).

Les données INDAAF sont distribuées via la page web du SNO et le portail ACTRIS-Fr géré par le pôle de données AERIS/SEDOO.

Contact au LAERO : Corinne Galy-Lacaux

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