MĂ©so-NH, qu’est ce que c’est ?
MĂ©so-NH (https://mesonh.cnrs.fr) est le modèle atmosphĂ©rique non hydrostatique de mĂ©so-Ă©chelle de la communautĂ© française de recherche. Il est labellisĂ© Service National d’Observation-Code Communautaire (SNO-CC) par l’Institut National des Sciences de l’Univers (INSU) du CNRS depuis 1997 et est rattachĂ© Ă CLIMERI-France depuis 2025.
Méso-NH permet de simuler une vaste gamme de phénomènes atmosphériques allant de l’échelle planétaire (quelques milliers de kilomètres) jusqu’à l’échelle des tourbillons (quelques mètres). Grâce à son jeu de paramétrisations physico-chimique avancées, il permet l’étude des aérosols, des nuages, des précipitations, du rayonnement, de la chimie et des éclairs dans des phénomènes météorologiques aussi divers que les tempêtes, les cyclones ou le brouillard.
Il est aussi développé pour étudier les interactions entre la surface et l’atmosphère et les impacts aux changements environnementaux urbains, forestiers ou hydrologiques. Il est également couplé à des modèles d’éoliennes, de propagation de feux de forêt, de vagues et d’océan.
Que fait-on pour Meso-NH au LAERO ?
Le LAERO possède une partie de l’équipe du SNO CC Méso-NH qui a pour mission de faciliter l’accès au modèle en assurant la gestion évolutive du code, en assistant les utilisateurs et développeurs et en animant la communauté au travers de formations et de journées scientifiques. Jean-Pierre Chaboureau est responsable du Service National d’Observation – Code Communautaire Méso-NH auprès de l’INSU, et les membres du SNO CC Méso-NH sont Thibaut Dauhut, Juan Escobar, Joris Pianezze et Philippe Wautelet. L’autre partie de l’équipe du SNO CC Méso-NH est située au CNRM.
Que fait-on avec Meso-NH au LAERO ?
Au LAERO, Méso-NH est utilisé comme outil central de recherche pour étudier les processus atmosphériques à différentes échelles. Concrètement, on l’emploie pour :
- Étudier la dynamique de la couche limite atmosphérique : Turbulence, convection, échanges sol–atmosphère, brises, vents de vallée, effets du relief, etc.
- Étudier le cycle de vie des tempêtes et des cyclones tropicaux : Turbulence, convection, échanges océan–vagues-atmosphère, embruns, aérosols marins, etc.
- Analyser les nuages et la convection : Formation et évolution des nuages, orages, précipitations, interactions aérosols–nuages–rayonnement, organisation de la convection, etc.
- Simuler et interpréter des campagnes de mesures : En appui ou en complément d’observations (radars, lidar, ballons, avions de recherche, drones), afin de mieux comprendre les phénomènes observés.
- Étudier le transport et la transformation des traceurs atmosphériques : Aérosols, gaz réactifs, pollution, panaches (urbains, industriels, feux), avec une approche couplée dynamique–chimie.
- Développer et évaluer des paramétrisations physiques : Turbulence, microphysique, surface, rayonnement, chimie atmosphérique, souvent en lien avec d’autres modèles ou observations.
En résumé, au LAERO, Méso-NH sert à comprendre finement les processus atmosphériques, à faire le lien entre observations et théorie, et à tester de nouvelles représentations physiques de l’atmosphère qui seront ensuite introduites dans le modèle opérationnel de Météo-France grâce à sa physique commune.
Formation
Une formation de 4 jours est organisée deux fois par an à Toulouse (France) :
- La session de novembre se déroule uniquement en présentiel, avec des présentations en français (les supports sont en anglais).
- La session de mars est proposée en format hybride (présentiel + distanciel), avec des présentations en anglais.
Pour plus d’informations, consultez le site de Meso-NH : mesonh.cnrs.fr.
Historique
MĂ©so-NH est nĂ© en 1993 suite Ă un projet entre les Ă©quipes de modĂ©lisation atmosphĂ©rique de mĂ©so-Ă©chelle du Centre National de Recherche MĂ©tĂ©orologique (CNRM, laboratoire de recherche de MĂ©tĂ©o-France) et du Laboratoire d’AĂ©rologie (LAERO). En 2023 MĂ©so-NH a fĂŞtĂ© ses 30 ans, et il est utilisĂ© par une large communautĂ© (atmosphĂ©riciens, hydrologues,…) de près de 140 chercheurs rattachĂ©s Ă 20 Ă©quipes. Il a Ă©tĂ© parmi les premiers modèles Ă tourner sur le supercalculateur AdAstra en 2023.
Référence
Pages Profils Meso-NH
CHABOUREAU Jean-Pierre
Physicien des observatoires , Observatoire Midi-Pyrénées
DAUHUT Thibaut
Researcher , CNAP Associate Physicist on Atmospheric Convection
ESCOBAR Juan
PIANEZZE Joris
CNRS Research Engineer
WAUTELET Philippe
IR CNRS
