La pollution particulaire à Abidjan et Korhogo (Côte d’Ivoire)

Le projet PASMU (Pollution de l’Air et Santé dans les Milieux Urbains) porte sur l’étude de la pollution de l’air et ses impacts sanitaires à Abidjan et Korhogo en Côte d’Ivoire. Il fait suite au programme européen DACCIWA (Dynamics-aerosol-chemistry-cloud interactions in West Africa). Il est coordonné par Véronique Yoboué, professeur au Laboratoire des Sciences de la Matière, de l’Environnement et de l’énergie Solaire (LASMES) de l’Université Félix Houphouët Boigny (Côte d’Ivoire) et soutenu financièrement par le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), géré en Côte d’Ivoire par la Représentation locale de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Le Laboratoire d’Aérologie de Toulouse (LAERO) en est partenaire.

C’est dans ce cadre et grâce au soutien d’une bourse Campus-France que Sylvain Gnamien effectue une thèse au LASMES, codirigée par Véronique Yoboué du LASMES et Cathy Liousse du LAERO.

Les premiers résultats de ce projet sont pionniers pour la connaissance de la pollution particulaire atmosphérique des villes africaines. Ils viennent de faire l’objet d’un article accepté dans la revue Aerosol and Air Quality Research (AAQR).

Intitulé « Particulate Pollution in Korhogo and Abidjan (Côte d’Ivoire) during the Dry Season », cet article (https://doi.org/10.4209/aaqr.2020.05.0201) a permis d’évaluer les variations spatiale et temporelle des concentrations des particules PM10 et PM2.5 dans les villes de Korhogo (Nord) et d’Abidjan (Sud). Cette étude révèle que les niveaux de concentrations sont au moins deux à quatre fois supérieurs aux recommandations de l’OMS pour les deux villes. Les niveaux les plus élevés sont observés dans les quartiers à bas revenus. Les concentrations en PM2.5 et PM10 sont en moyenne deux à quatre fois plus importantes à Korhogo qu’à Abidjan. Il est à noter également l’importance de la fraction grossière de l’aérosol à Korhogo. Ces résultats montrent non seulement l’importance de la contribution des poussières désertiques dans la qualité de l’air de Korhogo mais également celle des poussières des routes non pavées remises en suspension. Ils soulignent l’impact de la diversité du développement des infrastructures urbaines sur la qualité de l’air.

Contacts : Cathy Liousse (cathy.liousse@aero.obs-mip.fr), Véronique Yoboué (yobouev@hotmail.com) et Gnamien Sylvain (gnkonans@gmail.com)

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