Evènements scientifiques
L’iode-131 de la centrale de FUKUSHIMA détecté au Pic du Midi.
Une collaboration entre le Laboratoire d’Aérologie (LA), le LAboratoire de mesure des FAibles RAdioactivités (LAFARA, Ariège) de l’Observatoire Midi Pyrénées (OMP) et les équipes techniques de l’OMP au Pic du Midi a permis de mettre en évidence le passage du « nuage japonais » dans le sud-ouest de la France, suite à l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon.
Comment la présence d’un lac favorise le développement de précipitations intenses en région alpine
Des chercheurs du Laboratoire d’aérologie (LA, Université de Toulouse / CNRS) ont réalisé une étude détaillée d’un épisode de précipitations intenses dans la région du lac Majeur en Italie du nord à l’aide d’observations radar obtenues durant la campagne internationale MAP (Mesoscale alpine programme) et de simulations numériques par le modèle Méso-NH. Ils ont ainsi pu identifier et quantifier les processus physiques et microphysiques impliqués dans le déclenchement et l’évolution de ce système pluvieux et montrer comment la présence du lac influe sur le développement des précipitations.
Interpréter finement les mesures réalisées dans les observatoires de haute altitude
Grâce aux données recueillies lors de la campagne Pic 2005, des chercheurs du Laboratoire d’aérologie (LA/OMPUPS, CNRS), du Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS/IPSL, UVSQ, CNRS, UPMC) et du Laboratoire de physicochimie de l’atmosphère (LPCA, Université du littoral côte d’Opale) ont pu quantifier précisément l’impact des mouvements ascendants diurnes des masses d’air le long des pentes sur les mesures de concentrations d’ozone réalisées à l’Observatoire du pic du Midi. Ils ont ainsi pu montrer que les concentrations au sommet du pic (2875 mètres d’altitude) sont corrélées à celles des couches d’air situées entre 1000 et 2000 mètres d’altitude.
L’observation spatiale permet de produire des cartes de risque de paludisme
La cartographie du paludisme et l’anticipation du risque sont des points clés dans la lutte contre cette maladie qui cause approximativement 1 million de décès chaque année. Une équipe internationale (1), pilotée par le Laboratoire d’Aérologie (unité mixte université de Toulouse 3 et CNRS, rattachée à l’Observatoire Midi-Pyrénées) a réalisé une étude sur les possibilités, les avantages et les limitations de l’utilisation de la télédétection spatiale pour l’étude du paludisme.
Des décharges électriques lumineuses géantes observées au-dessus d’un orage à proximité de l’île de la Réunion
Une équipe internationale(1) coordonnée par le Laboratoire d’aérologie (LA/OMP, CNRS / Université Paul Sabatier) a réussi à caractériser en détail la structure et la dynamique d’un jet géant. Ce travail a pu être réalisé grâce aux images vidéo d’une qualité exceptionnelle et aux premières photos couleur prises par un photographe de la Maison du Volcan de l’île de la Réunion puis analysées en s’appuyant sur des observations satellitaires météorologiques et des données d’activité d’éclairs issues de réseaux de détection.
FUKUSHIMA : REJETS RADIOACTIFS SOUS HAUTE SURVEILLANCE
Modélisation de la dispersion en mer des émissions de la centrale de Fukushima
Le groupe SIROCCO (Simulation Réaliste de l’Océan Côtier) des laboratoires LA et LEGOS de l’Observatoire Midi-Pyrénées a mis en place à la demande de l’IAEA (International Atomic Energy Agency) dès l’annonce des premières fuites radioactives de la centrale de Fukushima un système de prévision de la circulation océanique à l’échelle de la côte Pacifique du Japon, associé à un modèle de dispersion des radio-éléments.
Ce système repose sur les outils de modélisation du groupe rapidement déployables (modèle 3D SYMPHONIE et modèle de marée TUGOM) ainsi que sur les services opérationnels de prévision océanique à l’échelle globale MERCATOR-OCEAN et de prévision météorologique ECMWF qui ont mis leurs produits à disposition.
Des traceurs représentant l’activité radioactive sont injectés par deux voies : d’une part au niveau de la centrale pour représenter les apports d’eau contaminée par les opérations de refroidissement des réacteurs et d’autre part via les dépôts atmosphériques.
Actuellement, la configuration des courants océaniques implique que les apports de la centrale sont transportés le long de la côte vers le sud et plus au large vers le nord-est. Les apports atmosphériques qui se font à plus grande échelle (ici supposés concentrés sur un rayon de 200km autour de la centrale) semblent en partie dispersés vers l’Est par le Kuro Shivo, grand courant du Pacifique.
Les prévisions sont en ligne sur :
http://sirocco.omp.obs-mip.fr/outils/Symphonie/Produits/Japan/SymphoniePreviJapan.htm
Contact :sirocco@aero.obs-mip.fr
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